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 Chapitre 4

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MessageSujet: Chapitre 4   Ven 1 Déc - 18:06

]
Chapitre 4
(partie 1)



La soirée était froide mais les invités affluaient dans le grand hall. Pour ce bal, femmes et hommes avaient mis leurs plus beaux atours. Des serveurs se faufilaient parmi les convives pour proposer à boire et à grignoter. Il s'agissait d'une fête privée, principalement de la communauté. Un événement annuel qui avait toujours lieu en janvier, afin de célébrer avec quelques jours de retard, la nouvelle année.

La jeune femme portait une longue robe rouge mettant en valeur ses hanches et sa poitrine généreuse. Elle venait de prendre un zakouski qu'elle mangeait à petites bouchées.

« Bonsoir Oksana, cette robe te sied à merveille. »

Elle se retourna vers son interlocuteur qu'elle jaugea du regard avant d'arborer un sourire fielleux. Elle était étonnée de le voir ici. Il s'agissait d'un homme très grand qui devait avoisiner les deux mètres et une masse imposante, des épaules larges mais un visage plutôt fin qui contrastait avec le reste de sa stature. Ses cheveux étaient poivre et sel, remontés en pointe avec du gel, pour aspirer à une coupe plus actuelle.

« Tiens donc, Volodymyr. Quelle surprise de te retrouver ici. Que nous vaut l'honneur de ta présence? »

Elle émit un petit ricanement auquel il ne répondit que par un sourire, presque désolé de voir son comportement si dédaigneux. Comme s'il ne leur était pas possible de parler sans ironie. Leurs conversations se résumaient toujours à quelques piques. Leur relation n'était pas des plus florissante. De tous les invités de la soirée, c'était celui qu'elle désirait éviter à tout prix.

« Aurais-tu quelque peu perdu ton sang-froid ces derniers jours? »

Il gardait son sourire, désormais narquois, sur ses lèvres. Il faisait référence à cet assassinat qui faisait la une des journaux locaux. Oksana frémit, pinçant les lèvres pour garder son calme. Elle inspira profondément avant de répondre.

« Et toi ? Aurais-tu perdu la clé ? J'ai entendu dire qu'elle n'était plus à sa place.

Je ne vois pas de quoi tu parles, je suis un gardien. Je ne perds donc jamais rien. »

Une lueur mesquine s'immisça dans le regard de la blonde. Elle fit tourner son verre dans sa main pour admirer la consistance limpide de son vin rouge. Elle huma son doux parfum puis en but une gorgée, lentement, alors que l'homme en face d'elle attendait sa réponse.

« Tu ne l'as peut-être pas perdu... Quelqu'un aurait pu te la voler... Ou alors... as-tu été suffisamment sot pour la donner à quelqu'un. »

Il sortit de ses gonds, sa main empoigna sa gorge pour la pousser et la plaquer au mur. Elle perdit son verre qui se brisa au sol. Volodymyr ne la lâchait pas du regard et ses yeux lançaient de noirs éclairs. Son bras était tendu, la gardant à distance et il découvrait ses dents pointues en une grimace menaçante.

« Aurais-tu perdu tes bonnes manières, Naga?! » soufflait Oksana, ses deux mains sur celle qui la tenait fermement. Elle avait du mal à parler et elle tentait de se dégager de sa poigne en levant plus haut le menton, cherchant l'air comme elle le pouvait.

Le Naga approcha son visage du sien, sortit sa langue fourchue un bref instant, tel un serpent. Sa respiration était profonde mais il en gardait le contrôle.

« Tu devrais d'abord te contenter de faire ton boulot comme il faut, sans faire de faux pas ni de mort dans ton sillage, avant de critiquer celui des autres. Je crois qu'on te l'a déjà dit, plus de faux pas... Et... Tu ne peux rien contre moi, Sen'nyu. » il avait chuchoté ces derniers mots près de son oreille, sa langue fourchue frôlant son oreille lorsqu'il parlait.

« Volodymyr! Cessez cela! »

Le patron d'Oksana était arrivé, se démarquant de la foule, pour mettre fin à cette altercation dont le bruit de verre brisé lui avait mis la puce à l'oreille. Il s'était approché de Volodymyr et lui touchait le bras pour lui intimer d'arrêter. Mais le regard froid de celui-ci restait fixé sur la femme. Il recula néanmoins son visage et dessera lentement son étreinte du cou de celle-ci. Oksana se pencha en avant pour reprendre son souffle. Autour d'eux, les invités s'étaient tus et les observaient, quelque peu choqués. Cependant, le tumulte des conversations reprit sans plus tarder. Volodymyr réajusta son veston alors que le patron soupirait.

« Vous n'étiez pas obligé de venir Volodymyr, si c'était pour déballer votre linge sale... Quant à vous, Oksana, vous me décevez encore une fois... »

La femme fronça des sourcils, étonnée d'être tenue pour responsable alors qu'elle n'avait foncièrement rien fait de mal. Le patron s'en alla aussi vite qu'il était apparût.

« Je te surveille, Naga. » continua Oksana comme avertissement à l'encontre du gardien.

Volodymyr, qui s'était déjà retourné, s'arrêta et sourit pour lui-même.


« Et on est plusieurs à te surveiller aussi. » répondit-il sans la regarder ni même vérifier qu'elle l'écoutait.

Le Naga n'avait pas peur, il savait que les secrets d'Oksana et ses plans finiraient par se retourner contre elle, quoi qu'elle fasse. Il faisait confiance au temps, il croyait dur comme fer que la roue finirait par tourner. En attendant, il se mêlait aux autres invités.
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MessageSujet: Re: Chapitre 4   Ven 1 Déc - 19:29

Chapitre 4
(partie 2)



Il leur fallait un nouveau plan. Les recherches à l'hôpital avaient été infructueuses, ils allaient devoir redoubler d'efforts pour essayer de retrouver Clovis. Lyuba n'avait toujours aucune nouvelles de lui et il n'était pas revenu en cours. Plus le temps passait et plus elle craignait pour lui. Une seule chose la rassurait, ou en tout cas lui faisait espérer un mieux, c'est qu'elle n'avait fait aucun rêve étrange cette nuit. Elle espérait donc que cela soit positif.

Tony avait retrouvé Lyuba et Aubéline à midi afin de leur donner rendez-vous à la bibliothèque après les cours.

Lorsqu'elles furent sur place, elles déposèrent leurs sacs de cours. Elles rejoignirent Tony à une table tandis qu'il discutait avec un garçon basané. Il avait des yeux vert jade, des sourcils hirsutes et une coupe afro. Il se tenait mollement derrière un ordinateur portable, l'air concentré, alors que Tony lui indiquait quelque chose de son index pointé sur l'écran. Ce dernier sourit en voyant arriver les deux filles.

« Les filles, je vous présente Abdel. C'est un ami à moi et mieux encore, c'est un géant de l'informatique ! »

Tony avait posé une main sur l'épaule de son ami en le présentant. Aubéline le salua d'un sourire tandis que Lyuba fronça légèrement des sourcils, toujours dubitative à toute l'aide que Tony pouvait proposer. Il avait certes été très serviable pour aller à l'hôpital désaffecté mais elle avait encore du mal à lui faire confiance.

« Lyuba, tu avais dit que Clovis t'avait envoyé des messages avant, non ?
— Euh... oui.
— Tu as encore le numéro ? »

La jeune fille sortit son portable de la poche de son jean.

« Qu'est-ce qu'Abdel va pouvoir en faire ? » demanda Aubéline.

« Attends. Lyuba, tu devras lui téléphoner. Si ça sonne assez longtemps ou que ça décroche, Abdel pourra peut-être retracer l'appel. »

Tony lui passa un câble relié à l'ordinateur. Ce dernier était affaissé sur sa chaise et soupirait. Ses doigts pianotaient sur le bureau pour montrer son ennui.

« Tony, je suis vraiment obligé de faire ça ? Tu sais, c'est pas vraiment très légal ce genre de choses...
— Waaw ! Tu saurais vraiment faire ça Abdel ? C'est géant ! Tu saurais retrouver Clovis alors ?
— Ben... Oui, mais ça ne fonctionne pas à tous les coups... Il faut...
— C'est bon ! Vas-y Lyuba, téléphones-lui. »

Tony avait mis fin à la conversation entre sa copine et Abdel. Lyuba, son gsm en main, resta un court instant interdite. Elle se pinça les lèvres et rechercha le numéro de Clovis dans ses messages. Elle finit par prendre une grande inspiration et elle appuya sur le bouton d'appel.

Elle n'entendit que la tonalité sonner dans le vide. Elle avait déjà essayé de l'appeler et jamais personne ne lui avait répondu. Elle attendait, avalant sa salive au passage pour faire passer ce léger stress qui retournait son ventre.

À l'autre bout du fil, quelque chose crachota. Lyuba ouvrit grand les yeux ; son coeur fit un bond dans sa poitrine. Quelqu'un venait de décrocher à l'autre bout de la communication.

« Allô ? » dit-elle d'une voix peu assurée.

Tony lui fit signe "bien" en levant son pouce. Il regardait l'écran, debout à côté d'Abdel. En relevant les yeux, il murmura à la jeune fille d'essayer de faire durer la conversation le plus longtemps possible. Lyuba hocha la tête alors qu'elle se rendait finalement compte de ce que cela vouvait dire. Clovis allait sans doute bien, il avait décroché mais elle n'entendait rien d'autre qu'une respiration rauque à l'autre bout du fil et... de la musique... Une musique douce et piquante à la fois, quelque chose d'érotique, assez forte pour qu'elle puisse l'entendre. Elle imaginait déjà la boîte de nuit à 3 heure du matin.

« Allô, Clovis ? Tu vas bien ? Réponds-moi ? »

Mais de son portable, elle n'entendait que la musique entêtante en fond sonore. Cette absence de réponse commença à l'énerver et suffisait à la faire paniquer.

« Clovis ? Dis-moi quelque chose... Clovis ?! »

« Allô. » entendit-elle finalement répondre, avec lenteur, après un léger silence qui avait continué à faire monter son stress.

Mais ce n'était pas le pire, elle se liquéfia sur place en entendant cette voix, chaude et suave. Quelque chose de malsain avait tout à coup fait place à sa naïveté. Rien qu'entendre ce mot, elle se pétrifiait et elle ne savait plus penser correctement. Elle était sur le point de lâcher son portable quand Aubéline vint lui toucher le bras avec un regard inquisiteur. Ce contact la fit sursauter mais la réconforta aussitôt.

« Ce... C'est vous... »

Quelqu'un rit doucement au bout du fil, mais ne dit mot. Elle avait compris de qui il s'agissait, elle n'avait aucun doute là-dessus.

« Qu... Qu'avez-vous fait à Clovis? » demanda-t-elle en tâchant de mettre un peu d'assurance dans sa voix. Loin d'être à l'aise, elle avait jeté un oeil sur Tony qui lui hochait la tête pour dire de continuer.

« Veux-tu vraiment le savoir... ? »

Il s'amusait à la tourmenter, il la savait à fleur de peau. Instinctivement, il savait qu'elle était mal à l'aise, à la recherche de réponses, perdue et probablement seule. Seule à s'inquiéter autant, et à comprendre que ce n'était pas un jeu, qu'il y avait bien plus derrière ces rêves... Et que cet appel n'était que le début de tout.

« Où est-il ? » demandait-elle, en désespoir de cause, trop effrayée de persister dans sa demande et savoir ce qu'il avait réellement fait à son ami. Ses mains commençaient à trembler.

« Et... Comment va-t-il ? »

Elle avala sa salive et, de nouveau, l'homme rit tandis que la musique de fond changeait. Chaque fois qu'il inspirait près de son combiné, Lyuba avait des frissons.

« Où il est... Je ne saurais te le dire. Je ne sais pas où il est parti après. »

Il ne précisait pas après quoi. Il savait qu'elle comprendrait. Laisser ainsi plâner le doute l'amusait. Il ne s'était pas imaginé avoir cet appel de si tôt mais cette affaire semblait lui tenir à coeur.

« Et comment il va... Il a peut-être besoin d'être soigné, mais ce n'est pas mon problème. »

Lyuba avala sa salive, se pinçant les lèvres. Ses doigts se crispèrent sur son téléphone, Tony lui fit signe qu'il ne restait plus longtemps à tenir mais elle ne savait pas quoi répondre à ce qu'il disait.

« Petite ? »

Nouveau frisson. Elle décala son regard pour se perdre dans le vide tout en se concentrant sur la conversation.

« J'ai hâte. » finit-il par murmurer, d'une voix sensuelle, chaude et douce, pleine de sous-entendus.

Lyuba n'eut aucune difficulté à imaginer qu'il était à sa recherche, enfin, elle le supposait. Et son instinct le lui disait, ce même instinct qui lui donnait ces rêves. C'est à cet instant que Tony fit signe à Lyuba en levant les bras qu'elle pouvait couper la conversation. Et elle ne se fit pas prier.

Dans la ville voisine, l'homme sourit malicieusement en entendant la tonalité revenir sur le téléphone dont il ferma alors le clapet. Il le balança sur la table sans ménagement et croisa les mains. Il était assis dans un fauteuil, les jambes croisées sur la table. Il se disait, qu'enfin, tout allait pouvoir commencer.

Lyuba avait déposé son portable sur la table. Tony et Abdel s'affairaient sur l'ordinateur pour réussir à avoir toutes les données qu'ils avaient pu trouver pendant l'appel. Aubéline se leva pour se poster derrière Lyuba et posa ses deux mains sur les épaules de son amie.

« Ça va ? »

Les épaules de Lyuba s'affaissèrent alors qu'elle fixait le sol.

« Clovis est en vie... Mais je ne sais pas où.
— C'était qui, alors, au téléphone ?
— Je... Je pense que c'était l'homme dans mes rêves. »

Lyuba frissonna tandis qu'Aubéline tentait de dénouer les tensions dans son dos par un petit massage. Lyuba ferma les yeux avant de les rouvrir lorsque Tony s'incrusta dans leur conversation.

« Lyuba, on a trouvé la localisation!
— ... »

Aubéline se pencha pour voir le visage de son amie et elles partagèrent un regard.

« Ça ne sert plus à rien... » répondit finalement la jeune fille sans lever la tête.

Tony continua comme s'il n'avait rien entendu.

« Il serait à Melitopol selon les indications GPS... C'est à une heure de route d'ici. »

Bien, maintenant, elle était de nouveau anxieuse. Savoir que cet homme, si dangereux, n'était qu'à une heure en voiture de Zaporijia ne la rassurait certainement pas. Elle levait la tête vers Tony.

« On s'en fout Tony, on en a plus l'utilité. »

Le jeune homme fronça des sourcils et derrière lui, Abdel soupirait déjà. Par les cliques sur sa souris, on devinait qu'il fermait les fenêtres des programmes ouverts sur son pc pour s'éclipser bientôt.

« Ça vaut bien la peine de vous aider... » marmonnait-il dans sa barbe en refermant l'écran de son ordinateur et en rangeant les fils.

Tony lui donna une petite tape sur l'épaule comme pour lui dire de se taire et que ça n'avait pas été en vain. Il posa ensuite la question qui le taraudait.

« Mais pourquoi ? On cherche plus Clovis ? »

Lyuba soupira, agacée par ces questions somme toute débiles.

« Mais t'es bête ou quoi ? Tu m'as pas écoutée pendant que j'étais au téléphone ? Clovis est en vie ! Pour le reste, tant pis, on s'en fout. J'en ai plus rien à kicker. »

Le regard d'Aubéline se durcit en l'entendant parler ainsi à son copain. Elle n'approuvait pas. Lyuba se retira de ses bras. Elle avait besoin de souffler et, surtout, d'être seule. Au risque de devoir piquer une crise.

La jeune fille était sortie de la bibliothèque, son sac sur le dos, sans un regard en arrière et elle s'arrêta sur le pas de l'entrée principale. Elle s'assit au bord des marches. Quelques secondes plus tard, Aubéline la rejoignit.

« Je suis désolée, Lyuba.
— Pourquoi tu serais désolée ?
— Je sais pas... Qu'on ait pas réussi à le retrouver avant...
— On l'a toujours pas retrouvé là... »

Lyuba fixait la statue qui se situait loin devant elle, arborant une expression sévère et indéchiffrable. D'une voix monocorde, elle ânnona :

« C'est juste que... Je ne sais pas où j'en suis...
— On est là pour toi, tu sais. Moi, en tout cas, je serai toujours là pour toi.
— Non, c'est pas ça... Je... Tu comprends pas. Tu sais pas jusqu'où ça va, tu peux pas imaginer... Et te raconter ça... J'ai l'impression que je suis en plein rêve, que c'est pas vrai... Enfin... bref... Je sais pas non plus... »

La rouquine finit par tourner la tête vers son amie. Ses traits s'étaient adoucis au fur et à mesure qu'elle parlait sans néanmoins se départir de sa tristesse.

« J'ai juste l'impression que c'est un jeu pour vous... Vous prenez tout à la rigolade, ça vous amuse mais... C'est pas aussi simple. »

Aubéline posa sa main sur celle de Lyuba, un petit sourire sur les lèvres.

« Et bien, je suis désolée pour ça Lyuba. On veut vraiment t'aider, excuse-nous d'avoir l'air aussi désinvoltes. Ce n'était pas voulu... »

Lyuba ne put s'empêcher de sourire faiblement à son tour.

« Excuses acceptées. »

Et les deux filles s'enlacèrent.

« Tu sais ce qu'il te faudrait pour te détendre ?
— Hum... Non, quoi ?
— On va se faire une putain de soirée pour oublier ce gros merdier ! »

Lyuba rit bien malgré elle. Elle qui détestait les soirées, les sorties et tout. Pourtant, la proposition d'Aubéline la tentait ; elle avait effectivement un grand besoin de se détendre. Quelque chose lui disait que cela lui ferait le plus grand bien, de perdre pied, une fois, sans se soucier de ce qu'il adviendra ensuite.

« Ouais... On va faire ça. »
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