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 Chapitre 3

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Messages : 84
Date d'inscription : 12/09/2017

MessageSujet: Chapitre 3   Ven 10 Nov - 17:10

Chapitre 3
(partie 1)



La jeune femme entra silencieusement dans la pièce. Ses longs cheveux noirs tombaient en cascade sur ses épaules. Ses yeux verts se posèrent sur son patron. Un homme bien bâti, large d'épaules et blond. En entendant la porte se refermer, il se retourna vers sa subalterne qu'il détailla de haut en bas. Il conservait une expression neutre, presque froide sur son visage.

« Assieds-toi. » dit-il à la jeune femme.

Celle-ci s'exécuta, prenant place lentement devant le bureau. Son patron fit de même et croisa les mains une fois assis. La femme gardait son regard baissé, comme si elle se savait déjà coupable d'un crime.

« Comment vont les affaires?
— Bien Monsieur. » répondit-elle directement.

Il prit une grande inspiration, son expression toujours indéchiffrable. Il n'avait pas besoin de cela pour inspirer le respect, ni même la crainte. Jamais on ne l'avait entendu hausser le ton; il restait toujours... poli. Mais tout dans sa posture, sa voix neutre et son regard revendicait une obéissance totale. Même si jamais ce n'était arrivé, on craignait toujours le pire de lui. Et il le savait, il en jouait. Préférant parfois attendre quelques heures ou laisser plâner le silence, comme il le faisait en cet instant, pour avoir un air plus grave encore.

« Pourquoi cette femme est-elle décédée? »

Elle releva la tête pour faire face à son interlocuteur. Elle ouvrit la bouche, mais aucun son ne sortit, tel un poisson hors de l'eau, échoué sur la berge.

« Elle commençait à poser trop de questions. Ça devenait dangereux de la laisser faire.
— C'est mieux de la tuer peut-être ? Les gens se poseront d'autant plus de questions sur l'entreprise. Tu ferais griller notre couverture. Que se passerait-il si, à cause de cela, d'autres personnes s'interrogent ? Nos autres employés par exemple... Qu'en penseraient-ils?
— Je... Je n'y avais pas pensé... Je vous demande pardon. »

Elle n'osait déjà plus regarder son patron dans les yeux. Son air grave ne le quittait pas, la discussion n'était pas terminée. Il ne lui pardonnerait pas aussi facilement.

« Vois plus loin que le bout de ton nez la prochaine fois ! Penses-tu que nous en sommes arrivés là en manigançant des plans comme les tiens ? As-tu seulement imaginé à quel point cela aurait pu nous être préjudiciable?
— Il n'y avait qu'elle, et je vous le dis, elle était sur le point de nous découvrir... Je ne pouvais pas la laisser faire...
— Tt-tt. » répondit-il d'un hochement négatif de la tête.

Il se leva et se pencha vers elle alors qu'elle focalisait toute son attention sur lui. Elle déglutit sans le quitter des yeux.

« Que cela ne se reproduise plus... Jamais plus.
— Oui... Oui Monsieur. »

Elle hocha de la tête. D'un signe de la main nonchalant, il lui indiqua de quitter son bureau. La femme ne se fit pas prier, elle se leva de sa chaise avec une hâte non dissimulée. Et à peine fut-elle dans le couloir qu'elle passa un coup de fil à son homme de main.

« Allô? Où en es-tu?
— ...
— Très bien, restes-en là. On reprendra les investigations plus tard quand les choses se seront calmées, mais il faudra être plus prudent à l'avenir. »

Elle coupa la conversation et soupira. Cet incident aurait dû être plus discret, mais elle n'avait pu faire autrement. Cette femme avait été bien trop curieuse et il ne s'agissait pas seulement de la sécurité de la communauté, mais de l'avancée de ses plans aussi.
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MessageSujet: Re: Chapitre 3   Ven 10 Nov - 17:41

Chapitre 3
(partie 2)



Elle poussa la porte et le vent cracha des flocons de neige dans le Fiorini. De suite, Lyuba se dirigea vers leur table. Aubéline l'attendait déjà, un verre entre ses mains alors qu'elle regardait tristement dehors.

« Ce temps est affreux, dur de croire qu'on aura de nouveau du beau temps un jour. »

Mais Lyuba était trop nerveuse pour complaire à son amie et jouer son jeu. Elle posa ses mains sur la table, l'air grave.

« On a pas le temps de niaiser ! Je pense que Clovis est en danger. »

Aubéline leva les yeux en fronçant les sourcils. Elle ne connaissait pas ce fameux Clovis. Que faisait-il dans l'affaire? Elles étaient venues ici pour parler du rêve qu'elle avait fait, de ce fameux meurtre qui ressemblait étrangement à ses songes. Et puis... Que se passait-il pour que Lyuba parle d'un mec?

« Mais... qui est... Clovis ? »

Lyuba leva les yeux au ciel.

« Bon Dieu! Mais c'est un garçon qui suit les mêmes cours que moi ! On a discuté hier soir pendant que tu dansais avec Tony... C'est lui qui m'a donné la clé. »

Sur ces mots, elle sortit l'objet qui s'était enfoui dans son décolleté et le brandit devant les yeux d'Aubéline pour lui rafraîchir la mémoire.

« Haaa lui ! Mais comment peux-tu savoir ça ? »

Ce fut à cet instant que les portes du bar s'ouvrirent une nouvelle fois. Un grand sourire apparut sur le visage d'Aubéline. Lyuba fut obligée de tourner la tête pour connaître la raison obscure pour laquelle son amie changeait soudainement d'expression. Cette raison n'était autre que Tony. Lyuba fixa son amie avec de grands yeux féroces, toujours en proie au stress et à la nervosité.

« Qu'est-ce qu'il fout là Aubé ??!
— Ne t'en fais pas Lyly, il est au courant.
— Au courant de quoi ?! »

Le jeune homme était arrivé à leur table et il sourit machinalement aux deux filles. Aubéline se leva pour lui faire un câlin sous le regard désapprobateur de Lyuba. Lorsqu'Aubéline lui fit de nouveau face, elle avait repris un air plus sérieux.

« Je lui ai expliqué pour tes rêves.
— Ha ouais ? » dit-elle, exasperée.

Il devait la prendre pour une folle désormais, c'était fichu d'avance.

« Il a dit qu'il avait bien envie de nous aider.
— Comment tu veux qu'il nous aide? » lança la rousse avec un air de défi, les bras croisés sur la poitrine.

Le nouveau couple échangea un regard.

« Je suis sûr que je pourrais vous aider d'une manière ou d'une autre. Mais... Aubé m'a dit que tu avais fait un genre de rêve prémonitoire?
— Ouais et ? » répondit la jeune fille toujours réticente.
« Lyuba, fais pas ta méchante... Tu ne l'es pas de toute façon. Tony veut nous aider. Tu disais que Clovis était en danger ? Explique-nous peut-être ? »

Lyuba jetta un regard interdit sur son amie, qu'elle avait jusqu'alors toujours considérée comme sa moitié. Personne n'aurait pu prédire qu'elles seraient aussi proches aujourd'hui. Au départ, deux inconnues, elles sont devenues, au fil du temps, inséparables.

Dans le silence, Lyuba scruta l'expression de Tony avant de soupirer et de s'asseoir, prête à s'expliquer.

« Bien. Installez-vous. »

Le couple s'assit en face d'elle, se tenant amoureusement la main. Décidément, ça devait être le véritable coup de foudre entre eux pour ne plus vouloir se quitter d'une semelle.

« En revenant à la maison, j'ai juste fermé les yeux et... Je l'ai aperçu. L'homme que je vois toujours dans mes rêves... Et Clovis aussi. Mais il était couché sur une sorte de table d'opération... Je pense... Qu'il était en train de le torturer. »

Elle avait fait une pause avant de révéler ses suspicions. Elle se sentait mal. En révélant ainsi ses rêves et ses pressentiments, elle avait l'impression d'être folle à lier. Et si tout n'avait réellement été qu'un rêve? Elle le craignait fort alors qu'elle venait de tout déballer. Pourtant, son rêve avait été tellement intense qu'elle ne pouvait douter de sa véracité. Elle était prête à fondre en larmes dans ce silence qui s'éternisait, de s'excuser de toutes ces fantaisies qu'elle faisait. Tony prit calmement la parole, sérieux et franc.

« Ça pourrait être à l'hôpital désaffecté. »

Lyuba, les larmes aux yeux, resta stupéfaite. Elle renifla et s'essuya le visage d'un revers de main pour en déloger les gouttes d'eau saline. Aubéline avait tourné la tête vers son copain et sourit lentement. Elle lâcha un regard à Lyuba du genre" Tu vois ? Je t'avais dit hein !".

« Tu y crois? » dit Lyuba peu sûre d'elle, trop confuse et méfiante pour prendre le jeune homme au mot. Peut-être... voulait-il se moquer d'elle ? Elle se sentait trop anormale en ce moment pour le croire sur parole, sans poser de questions.

« Tu penses qu'il était sur un lit d'hôpital... Je l'imagine mal être ailleurs. Et si ce que tu dis est vrai... On en aura la preuve en y allant. »

Aubéline sourit. Le raisonnement de Tony était logique. Elle serra les poings en l'air, trop heureuse et excitée à l'idée d'aller voir ce fameux hôpital désaffecté. Elle était prête à se lever, il ne lui restait plus que l'approbation de Lyuba.

« Allons-y ! C'est le moment ou jamais d'éclaircir cette affaire ! J'ai déjà trop hâte !! » sa voix partit dans les aîgus avec l'émotion. Bien qu'elle s'y rendait pour d'inquiétantes raisons, Aubéline était pressée de partir à l'aventure. Cela leur permettrait également d'éclaircir le mystère et d'en savoir plus sur ces fameux rêves.

Aubéline partit payer l'addition. Les jeunes étaient prêts pour cette folle escapade. Heureusement, Tony avait son permis de conduire et la voiture de ses parents pour ses déplacements. En un quart d'heure, ils se trouvaient devant le-dit hôpital désaffecté. Le ventre de Lyuba s'était noué lorsque le moteur s'arrêta. Il faisait déjà noir depuis une bonne heure et le froid les saisit lorsqu'ils sortirent du véhicule.

« Et s'il n'y avait rien ? » demanda encore Lyuba pleine de doutes...
« Pire... Si ce que je dis est vrai, on fait comment ? »

Elle tourna la tête vers Aubéline pour savoir ce qu'elle en pensait. Celle-ci contemplait l'immense bâtiment d'un air ébahi. Tony s'avança sous la lumière d'un réverbère, les mains dans les poches, d'un air impassible.

« On verra bien le moment venu. C'est peut-être un peu trop tard pour se poser des questions... On y est, autant y aller. Ou alors, tu auras toujours les mêmes doutes. »

Il était magnanime, Lyuba devait l'avouer. Il semblait en avoir plus dans le ciboulot qu'elle ne l'avait imaginé. Et il allait effectivement lui falloir un peu de cran pour aller au-delà de ses frayeurs et mettre fin à ces questions. Si Clovis était en danger, elle voulait en être sûr.

« Bien, on y va ! » lança Aubéline qui tremblotait déjà de froid. Ses bottines à talons s'enfoncaient à chaque pas dans la neige. Lyuba et Tony la suivirent. Les portes s'ouvrirent avec un grincement sourd.

« Comment tu connais cet endroit ? » demanda Lyuba à Tony dans un chuchotement alors qu'ils pénétraient dans l'ancien hôpital.

Le garçon sourit à sa question. Ils avançaient côte à côte, regardant bien où ils mettaient les pieds. Quelques débris et anciens bouts de verres jonchaient le sol.

« Il y a de temps en temps des soirées ici... Du genre rave party... Cet endroit est juste bien pour une ambiance psychédélique... Et parfait pour s'imaginer ou faire des histoires louches. »

Lyuba digéra l'information. Elle en découvrait un peu plus sur lui aussi. Aubéline s'arrêta. Tout comme ses amis lorsqu'ils la rattrapèrent. Le couloir se divisait en trois. Celui droit devant eux présentait des escaliers trente mètres plus loin, dans la pénombre.

« On va par où maintenant ? » s'enquit-elle de la voix la plus basse dont elle était capable, ce qui voulait dire... une voix presque normale. Le chuchotement, ce n'était pas trop son fort. Tony se tourna vers Lyuba.

« Tu pencherais plutôt pour le sous-sol ou l'étage ? » demanda-t-il à la rousse qui était l'origine de cette expédition.

« Euh... dans mes souvenirs, il n'y avait pas de fenêtres... Plutôt sous-sol alors, non ? »

Tony hocha la tête et s'engouffra dans le couloir. Trente mètres plus loin, ils débouchèrent sur les escaliers. Les uns montaient, les autres descendaient. Tony sortit son portable et mis en marche sa lampe-torche pour illuminer leur chemin. Rien ne leur servait de rester dans le noir de toute façon. Aubéline en fit de même, il n'y avait que Lyuba qui disposait d'une brique de dinosaure comme téléphone portable. Il ne savait faire que des appels et des messages. Le minimum syndical... Pour elle du moins. En même temps, elle n'aurait jamais cru qu'elle aurait un jour besoin d'avoir cette fonction dessus...

En s'approchant de ces escaliers, le coeur de Lyuba se mit à battre la chamade. Elle tentait d'inspirer lentement mais même Aubéline et Tony semblaient tendus et à l'affût du moindre mouvement.

« Je... Je crois que c'est là. » dit Lyuba en s'arrêtant à une porte alors que le couple avait continué d'avancer. Ils s'arrêtèrent. Puis se retournèrent vers elle. Tony hocha de la tête et prit la poignée en main pour la tourner. Doucement, il ouvrit la porte... Ils retenaient tous leur respiration à cet instant même. Le noir et les ténèbres engloutissaient le sous-sol... La lampe torche balaya la pièce.

« La... la civière... » constata Aubéline en frissonnant de froid et d'émotion. Elle se rapprocha de Tony pour lui prendre la main. Ce contact la rassura.

La pièce contenait effectivement une civière, de vieilles machines sur le côté servaient à surveiller la fréquence cardiaque d'anciens patients, une grande et petite armoire... Ces meubles sentaient le vieux et une fine couche de poussière les recouvraient. À première vue, rien ne révélait le passage de quelqu'un ici dernièrement. Ils passèrent donc la pièce au peigne fin...

« Je ne vois rien...
— Moi non plus... » disaient Tony et Aubéline.

« Attends, éclaire un peu là. » Demanda Lyuba à Aubéline, qui changea la direction du faisceau lumineux de sa lampe-torche dans la direction qu'indiquait son amie.

Des tâches rouges écarlates sur le sol, dans un coin. Lyuba se souvenait que la civière n'était pas exactement au milieu de la pièce dans son rêve, elle était... contre un mur. Tony s'accroupit et toucha le sol maculé.

« Ce n'est pas chaud... Mais ce n'est pas entièrement sec non plus. » Il leva sa main vers les filles, il avait du rouge sur le bout des doigts. Léger... Mais avec le froid qu'il faisait ici, c'était un exploit que ce ne soit pas déjà sec. Cela voulait dire qu'il y avait réellement eu quelqu'un ici.


« Ca me fout la chair de poule je vous avoue. » annonça soudainement Aubéline dont le visage avait blêmi au fur et à mesure que les secondes s'écoulaient. Lyuba croisa son regard et pinça des lèvres.

« Moi aussi... »

Mais elle continua à examiner les lieux, passant un peu plus de temps sur la civière... Elle contenait des lanières en cuir pour tenir les patients tranquilles. Au niveau des mains, il y avait un trou de chaque côté, comme si quelqu'un y avait enfoncé ses ongles jusqu'à transpercer le matelas qui la couvrait.

Aubéline étouffa un cri.

« Oh mon Dieu ! » s'exclama-t-elle, une main devant la bouche en éclairant une partie du mur, non loin des tâches de sang au sol. La cloison était entièrement griffée, pas de petites griffures, la personne qui avait gratté le papier-peint décrêpi puis le béton dessous y avait mis toute sa force... Au point d'en saigner.

C'était au tour de Lyuba de frissonner. Elle détourna le regard et en inspirant fortement, elle ouvrit une armoire aussi grande qu'elle et trois fois plus large... Elle craignait d'y voir quelqu'un dedans... Elle finit par l'ouvrir. Personne ne s'y cachait, pas même un cadavre. Mais stupeur : ce qu'ils y trouvèrent était encore plus glauque...

« Sortons d'ici. On sait ce qu'on voulait savoir... »

Même la voix de Tony était mal assurée. D'un commun accord, ils sortirent de la pièce. Chacun tentait de faire bonne figure en marchant, mais leus pas s'était accéléré considérablement pour ressortir de l'hôpital. C'était à peine s'ils n'auraient pas couru pour évacuer les lieux le plus rapidement possible.

« C'étaient des ustensiles de torture... » précisa Lyuba en claquant la portière, assise dans la voiture. Elle désirait s'éloigner autant qu'elle le pouvait de cet endroit lugubre. Quelque chose ne tournait pas rond là-dedans. Surtout dans cette pièce, qu'elle avait reconnue de manière aussi invraisemblable que ce soit. Elle l'avait deviné... Non, elle l'avait su. En passant devant, elle avait compris que c'était là. Seulement, elle arrivait trop tard... Elle aurait aimé être là pour Clovis, si c'était réellement lui qui s'était retrouvé attaché à cette civière. Mais elle n'avait pas pu, il n'y était plus... Depuis combien de temps, elle n'en savait rien mais on avait sûrement essayé de cacher ça... Instinctivement, Lyuba avait pris la clé dans la main et la faisait tourner machinalement entre ses doigts. Ça la rassérénait. Cette clé était la preuve que Clovis existait bel et bien, que ce qu'elle voyait et vivait, existait bel et bien. Elle avait besoin de s'en convaincre, ou alors... Peut-être pas. Peut-être était-il mieux pour elle de se dire que tout cela n'était que le fruit de son imagination. Ces deux jours n'avaient été qu'un long rêve dont elle finirait par se réveiller.

« Je vais faire des cauchemars pendant deux mois, je pense... »

Tout comme Lyuba, le regard d'Aubéline s'était perdu dans le vide droit devant elle. Elles étaient toutes les deux en état de choc, quant à Tony, il n'avait qu'une seule chose en tête : dégager au plus vite de cet endroit. Ils sillonnaient déjà la route pour rentrer. Pour le moment, il ne voulait pas trop penser à ce qu'ils avaient vu. Il était déjà assez tendu alors qu'il conduisait.

« Vous... voulez dormir chez moi? » proposa Tony.

La réponse d'Aubéline n'avait pas besoin d'être prononcée. Cette dernière se retourna vers le siège passager où son amie essayait encore d'assimiler ce qu'elle venait de voir.

« Oui, pourquoi pas... » répondit-elle, finalement, alors qu'elle revenait à elle et répondait au regard de son amie par une expression peu rassurée.
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